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OÙ SE TROUVE LE GÉVAUDAN?
Le pays du Gévaudan faisait partie de la province du Languedoc, ses limites correspondaient en gros à l'actuel département de la Lozère ainsi qu'à une petite partie de la Haute-Loire et du Cantal. Le village d'Auvers quant à lui, tire son nom du fait qu'il était situé à la frontière entre l'Auvergne et le Gévaudan. A l'époque gauloise, le Gévaudan fut habité par les gabales avec pour capitale Anderitum (aujourd'hui Javols). Pour y accéderLES RÉALITÉS DU GÉVAUDAN
Le relief, la géologie, le climat se liguent pour en faire une région ingrate, austère, aux hivers souvent rudes aux conditions de vie précaires , et cela était encore plus vrai au XVIIIème siècle. Un pays élevé et escarpéL'altitude moyenne oscille autour de 1000 m atteignant pour la région des trois monts, théâtre principal des sinistres exploits de la bête; 1496 m au Mont Mouchet, 1484 m au Mont Chauvet, 1417 m au Mont Grand. Les points culminants étant 1550 m au Signal de Randon et 1700 m au Mont Lozère. De profondes gorges et ravins coupent le paysage, tels les gorges de l'Allier à l'est, les ravins de la Desges et de la Gourgueyre au nord. Ce relief très accidenté et ce climat rude expliquent en partie l'échec des chasseurs de la bête tel Denneval qui avait pour habitude de poursuivre les loups dans sa plate Normandie. Un pays de granitHormis quelques pics de basalte et quelques maigres plaines sédimentaires (les limagnes), le granit est partout:
Un pays au climat de montagneLe Gévaudan connaît des hivers souvent longs avec de la neige, du froid, de la tourmente, du brouillard, des printemps souvent courts et tardifs, des automnes parfois inexistants et des étés fréquemment orageux. Les gens du cru parlent volontiers de six mois d'hiver, de deux d'été et de quatre sans saisons. Et au temps de la bête, la situation était comparable et sûrement bien pire encore si l'on en juge par quelques textes d'époque: "A peine commencions-nous à goûter la douceur de la paix, qu'elle a été troublée par de nouveaux malheurs: la mortalité des bestiaux, le dérangement des saisons, les grêles et les orages ont porté la désolation et la stérilité dans nos campagnes." (Mandement de l'Évêque de Mende 31 décembre 1764) "Les pluies, les brouillards épais qui règnent tous les matins et qui durent souvent jusqu'au soir, les foins, les blés qui ne peuvent être récoltés qu'à la fin d'août, les habitants qui y sont occupés, ce qui fournit toutes leurs ressources, tout cela retarde beaucoup toutes nos opérations." (Lettre d'Antoine écrite au Besset le 27 juillet 1765) Un pays à la végétation diversifiéeOn peut voir à l'heure actuelle quelques champs cultivés autour des hameaux, des prairies naturelles ou artificielles, des pâturages avec souvent, en leur milieu un ruisseau d'eau vive, puis des genêts, des fougères, des broussailles souvent impénétrables pour l'homme et surtout des forêts. Des forêts de feuillus (hêtres, bouleaux) au plus bas étage puis des forêts de résineux (pins, sapins, épicéas) en altitude. Parfois des sommets dénudés (Mont Chauvet) entièrement roses en fin d'été car recouverts seulement de bruyère. On peut aussi trouver dans les lieux humides, avec un peu de chance, quelques vestiges des temps anciens tels le bouleau nain ou la drosera (plante carnivore). A l'époque de la bête, on rencontrait fréquemment des "molières": il s'agissait de lieux très humides dans lesquels hommes et chevaux risquaient l'enlisement s'ils s'y aventuraient. "Dans les plis serrés qui se creusent au pied des sommets divers de la Margeride, entre les futaies ou les taillis, s'allongent d'étroites prairies, de sinueux pacages, revêtus d'un fin gazon court et serré. Cà et là de larges plaques, souvent circulaires, d'une végétation encore plus drue, ponctuent d'un vert plus intense la teinte monotone de ces pelouses rétrécies. C'est sous ce gazon plus verdoyant que se cachent les insidieux bourbiers. Le chasseur plein de confiance et le nez au vent, avance devant lui sans hésiter. Soudain il voit, sous son poids, le feutre épais sur lequel il marche se mouvoir en des ondulations significatives. Il s'arrête et veut revenir sur ses pas. C'est bien un peu tard. Sous le tapis de verdure qui s'est traîtreusement entr'ouvert, son pied plonge déjà dans une vase gluante et tenace qui l'emprisonne sans merci. Il s'appuie sur l'autre pied, mais l'autre pied s'enfonce à son tour, et notre homme, pour gagner un sol plus ferme, n'a d'autre ressource que de s'étendre, s'aider de ses mains, et marcher à la façon des animaux. Une fois sa victime sortie, la pelouse perfide reprend son aspect habituel, et ne laisse rien deviner de ce qui vient de se passer. (François Fabre la bête du Gévaudan) Avec le drainage des sols, ces bourbiers fort dangereux ont presque tous disparu de nos jours. Un pays de sources d'eaux puresSi le Massif Central est le château d'eau de la France, le Gévaudan doit en être la source car ici l'eau est partout présente:
Un pays à l'habitat disperséDes fermes isolées, de petits hameaux aux maisons blotties les unes contre les autres, quelques rares bourgades un peu plus importantes. Souvent aussi malheureusement des maisons en ruine car le Gévaudan a connu un très fort exode rural depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. On trouve aussi quelques merveilles d'art roman avec de belles églises à clochers à peigne (Saint-Privat du Fau, Chanaleilles, Lorcières,...), quelques vestiges de châteaux forts (tour de la Clauze, tour d'Apcher,...) Un pays de Gévaudanais fiers et autonomesLa population est de moins en moins nombreuse à la mauvaise saison, un peu plus étoffée en été grâce aux nombreuses résidences secondaires qui ont été aménagées. Les rudes conditions de vie, les malheurs et les calamités ont depuis des générations "forgé" les gens de ce pays: ils ont su garder une autonomie, un sens de l'accueil, une chaleur humaine, un esprit de solidarité peu communs de nos jours et aussi une grande volonté qui leur a permis de se libérer des jougs oppresseurs (la bête en 1767 mais également l'envahisseur allemand au Mont Mouchet en 1944).
Un pays à l'économie tournée vers la natureIl n'y a quasiment pas d'industrie dans le Gévaudan actuel, hormis quelques petites usines dans les bourgs (matières plastiques et conserverie de champignons à Saugues par exemple). L'activité principale de la région est principalement tournée vers trois pôles:
Un pays aux loisirs multiplesL'hébergement touristique peut être réalisé dans les bourgs ou les villages qui possèdent les structures appropriés :
Les activités que l'ont peut pratiquer sont, bien entendu, tournées vers la nature:
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